Chine vs.Etats-Unis :
de la Diplomatie du ping-pong au Business as ever
Benoît Angelini

L’Histoire a de ces raccourcis ! Pour résumer les relations sino-américaines au siècle dernier, la diplomatie du ping-pong a la faveur des chroniqueurs. En attendant d’obtenir le point décisif, donc le gain du match, chacun se contente, depuis un quart de siècle, de se renvoyer la petite balle luminescente d’un camp à l’autre, où chacun essaie de préserver son avantage.

A l’orée des Jeux olympiques de Pékin 2008, où en sont les rapports Chine-Etats-Unis : Ping-Pong hier, Poing-Pan demain ? Clash annoncé ? Non, simplement Basket business.

1971. 12 avril : l’équipe de tennis de table américaine, plus quatre officiels et une dizaine de journalistes d’outre-Atlantique, atterrit à Pékin. A l’invitation des autorités chinoises. 14 avril : l’embargo commercial, mis en œuvre par l’Oncle Sam contre l’Empire du Milieu depuis l’arrivée de Mao au pouvoir (octobre 1949) était largement assoupli, rendu caduc pour ainsi dire. Un nouveau chapitre s’ouvrait ainsi selon Zhou Enlai, bras droit du Grand Timonier et homme fort du régime. Les affaires pouvaient reprendre … et, si possible, à l’avantage de la République Populaire de Chine, persuadée d’être plus douée que d’autres dans ce domaine !

L’intérêt partagé par Pékin et Washington n’était pas seulement de contrer les velléités de Moscou à s’établir vers les mers chaudes asiatiques. Le communiqué de Shanghai de février 1972 disposait que ni les Etats-Unis ni la Chine « ne doi[ven]t rechercher l’hégémonie dans la région Asie-Pacifique : chacun devra s’opposer aux efforts de tout autre pays ou groupe de pays pour imposer une telle hégémonie ». D’autres intérêts allaient se greffer à cette relation fraîchement (re)nouée.

En mai 1971, Time Magazine révèle que l’administration Nixon est au courant des velléités chinoises d’acheter 50 à 60 Boeing 727), avion ayant précisément amené l’équipe US de tennis de table en Chine. L’Empire du Milieu avait grand besoin de remplacer les vieux modèles soviétique et britannique équipant la compagnie aérienne d’Etat. Déjà, la Chine découvrait le high-tech, si rare en régime communiste, avide de prendre en main ces technologies occidentales, modernes, dernier cri. Déjà, les Etats-Unis savaient mêler diplomatie sécuritaire et stratégie commerciale.

8-08-2008. Pékin, ouverture des Jeux : les temps changent, les comportements se ressemblent. Cette fois, les sportifs, VRP de l’industrie et du savoir-faire américains, ne seront plus des pongistes. L’heure ne sera pas forcément à la détente entre administration Bush sur le départ et responsables chinois bien en place. Différends et contentieux se sont multipliés ou enlisés au fil des ans : nucléaire iranien, statut de l’île de Taiwan, mansuétude chinoise sur le dossier nord-coréen, rachat - refusé par le Congrès américain, car le contrôle des ressources énergétiques demeure vital - du groupe pétrolier Unocal par China National Offshore Oil Company (CNOOC), développement (attentivement scruté par Washington) de partenariats stratégiques Chine-pays africains riches en matières premières, yuan dévalué pour favoriser les exportations chinoises, déficit commercial américain abyssal, (plus de 250 milliards de dollars sur l’année 2007), produits importés de Chine jugés nocifs et défectueux ; « affaire Spielberg », lorsque le réalisateur américain décide de ne plus s’engager à superviser la chorégraphie d’ouverture des Jeux en représailles du silence chinois sur la politique soudanaise au Darfour.

Toutes ces anicroches ne feront pas oublier l’essentiel : Pékin et Washington sont maintenant totalement inter-dépendants économiquement, l’un ne pouvant se passer de l’autre. Ce qui vaut bien de se rabibocher. Quand les exigences l’imposent. Que les événements le commandent. Les néo-conservateurs ont perdu leur crédit dans le bourbier irakien et la tendance « réaliste », pragmatique, l’école Kissinger, incarnée par la Secrétaire d’Etat Condolezza Rice, a repris la main pour imposer une diplomatie dénuée de travers idéologiques du premier mandat Bush (2000-2004).

Ainsi, en septembre 2007, au sommet du forum d’échange Asie-Pacifique (APEC), les dirigeants chinois ont même lancé une invitation officielle au président Bush de venir sur place, à Pékin, pour assister aux Jeux. La discussion a été si « constructive et cordiale » (sic !) au cours du Forum, que, sur la lancée, le président américain et sa famille ont été conviés à « honorer les JO de leur présence ». « Ce que je me suis empressé d’accepter », uniquement en tant que « fan », a souligné Bush Jr, selon ses conseillers : astuce langagière ou stratagème mensonger ? Crédible ? Vrai ? Insondable diplomatie !

Bush va-t-il ré-endosser le costume du Nixon de la « normalisation » sino-américaine ? En a-t-il seulement prestance et allure ? C’est à voir. Mais rendre visite à l’ennemi dans son antre, sous les objectifs des télévisions du monde entier, et se faire instrumentaliser, c’est aussi aller à Canossa. C’est aussi (re)donner la respectabilité que les dirigeants de Pékin recherchent depuis leur mise au ban pour la répression de Tiananmen.

Les basketteurs américains, rêvant de retrouver l’aura de la Dream Team 1992, vont-ils bien remplacer les pongistes 1971 ? On le sait : l’Amérique ne brillera peut-être jamais en tennis de table, à moins de naturaliser américains des joueurs d’origine asiatique. Mais elle a crédit et renom, question basket. Le Boeing 727 pourrait être, cette fois, le 787-Dreamliner, fraîchement sorti des usines de Seattle. Comme pour l’Airbus A380, le 8 du 787, chiffre porte-bonheur en Asie orientale, n’a pas été choisi au hasard par Boeing, espérant en faire un outil marketing vendeur auprès des acheteurs potentiels de cette région en plein développement économique. Rivalité oblige. VRPs de luxe, les basketteurs ont aussi à régler quelques comptes et rétablir leur supériorité mise à mal depuis les JO de Sydney 2000. Le XXIe siècle marque un tournant pour le basket des Etats-Unis n’arrivant plus à gagner lors des compétitions internationales (6e au championnat du monde 2002, 3e aux JO à Athènes 2004, 3e au championnat du monde 2006). Perdant certitudes face aux équipes européennes et sud-américaines, faute d’avoir su s’adapter aux règles du basket international et aux arbitres plus stricts qu’en NBA (National Basketball Association, la ligue professionnelle nord-américaine).

Cette fois, promis, juré ! les basketteurs géants d’outre-Atlantique ont leçon retenue : humilité et esprit de corps et non plus excès d’individualisme coutumier. Voire. Néanmoins, les spécialistes espèrent bien un match Chine-USA. Surtout en finale. Ne serait-ce que pour voir le pivot vedette des Houston Rockets, Yao Ming (2,30 mètres) se frotter, sous le maillot rouge, aux meilleurs Américains. La tour Yao Ming peut-elle inspirer ses équipiers et mener la Chine à la victoire devant son propre public ? C’est un rêve secret qu’entretient tout Chinois. Pour épauler Yao, Yi Jianlian (19 ans officiellement, mais 21 sinon 23), grand espoir du basket chinois récemment choisi pour jouer en NBA, a-t-il pu digérer la formation accélérée prodiguée par ses entraîneurs…américains ? On l’affirme. On le croit. Au-delà du raisonnable. Même face aux All Stars. Flamme patriotique. Ambition et fierté chinoises.

Affrontement attendu et souhaité. Mais match des vanités, étant donné les attentes réciproques. Les Etats-Unis veulent retrouver leur gloire d’antan. Le régime de Pékin mise beaucoup sur l’équipe nationale de basket. Pour marquer les esprits. En faire un élément fédérateur de la nation. Démontrer au monde entier la vigueur du sport chinois, de sa jeunesse, démontrer l’excellence de sa formation et de son apprentissage dans les sports collectifs occidentaux. En effet, les exploits collectifs étant plus propices aux emballements du grand public que les performances des athlètes de sport individuel, la Chine ne dispose cependant pas d’autre véritable alternative que le basket-ball. Le football masculin (présent à la Coupe du monde Japon-Corée 2002 mais pas qualifié au WM allemand 2006) a pris trop de retard pour être compétitif, tandis que le football féminin confirme une perte de vitesse après une défaite en quart de finale de la Coupe du Monde 2007. Enfin, les autres sports collectifs, hockey sur gazon, handball, volley-ball ou water-polo, n’offrent pas l’aura et la résonance voulues par le Parti Communiste Chinois.

Reste ce sport nord-américain d’origine, le basket-ball. A tout prix, en tant que pays hôte, ne pas perdre la face. A ce titre, l’affaire Yi Jianlian (choisi par la médiocre équipe des Milwaukee Bucks, propriété du sénateur du Wisconsin Herb Kohl) dénote une nervosité certaine des dirigeants chinois. Alors que le temps presse pour Pékin 2008. Chen Haitao, propriétaire des Guangdong Tigers, annonça d’emblée que son joueur ne signerait « sûrement pas » à Milwaukee : « si les Bucks insistent, Yi retournera jouer dans la Ligue de basket-ball chinoise ». Raison invoquée : « il faut une équipe qui convienne au développement de Yi » en tant que joueur. « Voilà le nœud du problème… L’équipe nationale et les Jeux Olympiques sont des facteurs clefs à prendre en considération », a insisté le dirigeant chinois. La faiblesse de l’équipe de Milwaukee aurait pourtant garanti un temps de jeu important au joueur du Guangdong.

Les réticences de Yi Jianlian, et surtout celles de son agent, avaient des motifs plus inavouables. Le directeur sportif de l’équipe des Bucks a demandé au représentant du joueur, Dan Fegan, si la minuscule communauté chinoise de Milwaukee n’a pas incité Yi à cesser de vouloir s’impliquer pour cette « franchise » de basket. Cette ville perdue dans le grand nord américain, avec seulement 1200 Chinois et une communauté asiatique d’environ 27 500 individus, est un marché de fans et d’acheteurs potentiels (trop) ténu. Pour promouvoir son poulain. D’où le tango de Dan Fegan. Pendant ce temps, l’ancien sélectionneur de l’équipe chinoise de basket, Qian Chenghai, se lamentait sur cet agent « en train de saboter le futur de Yi ». Et, par la même occasion, les chances de l’équipe nationale aux Jeux de Pékin. Une solution, satisfaisante pour tous, devait être vite trouvée.

Pour Yi Jianlian, Dan Fegan aurait été partisan d’un club de New York, Chicago, Los Angeles voire… de Houston, avec son compatriote Yao Ming. Là où image et impact publicitaires des deux Chinois seraient décuplés auprès de millions d’Asiatiques. Mais, comme souvent, l’intérêt national chinois a fini par primer. Après un voyage, fin août 2007 à Hongkong pour régler le différend, le sénateur Herb Kohl obtint la signature du joueur, suite à d’âpres discussions sur quelques garanties au joueur. Pour contenter les officiels chinois, 20 à 25 minutes de temps jeu seraient garanties, à chaque match, afin que le joueur ait un minimum de bagage technique et physique pour août 2008. Sans oublier une compensation financière pour le club du Guangdong : aujourd’hui, l’économie chinoise assume un capitalisme qui n’a plus grand’ chose à voir avec le « socialisme de marché », sa façade officielle.

Malgré ce rocambolesque épisode, personne n’est dupe. Certes, les promesses ont été tenues. Le joueur, à la mi-février joue dans le cinq de départ, reste 27 minutes en moyenne sur les parquets. Mais les satisfactions s’arrêtent là. L’équipe est mauvaise, et Yi se voit privé de toutes responsabilités dans les fins de matchs malgré des statistiques honorables (10 points et 6 rebonds par match). Yi Jianlian ne sera pas prêt pour arrêter les basketteurs américains. Et ce combat en vaudra-t-il seulement la peine ? Yi et ses équipiers tenteront, tout juste, de limiter les dégâts. Et recueillir une place honorable dans le classement. Ce qui amène à revenir à la problématique initiale. La rivalité sportive USA-Chine est-elle seulement avérée ? Que valent les commentaires souvent lus, entendus sur Pékin-Washington adversaires stratégiques, rivaux annoncés du XXIe siècle ? Dans l’affaire Yi Jianlian, outre les rodomontades des officiels chinois, c’est bien la nature mercantile de la relation dominée par les Américains qui ont su imposer leurs conditions et arracher le joueur pour quelques centaines de milliers de dollars. Et si Pékin 2008 ne se résumerait qu’à cela, aussi. Sur fond de rivalité stratégique, des enjeux purement commerciaux, où il s’agit que chacun garde la face. Nike, Coca Cola, Chrysler, Apple, Microsoft, et bien d’autres multinationales comptent sur la vitrine des Jeux Olympiques pour affermir leur emprise sur le consommateur chinois, avide des dernières modes et gadgets technologiques sortis en Occident.

A ce petit jeu, les fers de lance d’un néo-colonialisme taisant son nom, pourraient être … chinois : Liu Xiang, Yi Jianlian peut être, Yao Ming. Tous ces athlètes sont (ou seront) au service de ces multinationales d’outre-Atlantique, d’Europe. Ayant porté pendant toute son adolescence les couleurs de Nike, Yao Ming prête, depuis l’automne 2003, son image à l’équipementier Reebok, racheté aujourd’hui par l’autre géant de l’industrie du sport, Adidas. Le joueur a signé aussi des partenariats avec McDonald’s, Pepsi, Visa, Apple, China Unicom et une société américaine d’électronique spécialisée sur les matériels GPS, Garmin. Le communiqué de presse de Reebok, le 23 octobre 2003, alors que le partenariat venait de se nouer, a souligné combien « l’apport de Yao nous [à Reebok] assure un incroyable effet d’entraînement en Chine, un marché important avec un fantastique potentiel pour notre marque ». Le concurrent Nike n’est pas en reste et fourbit ses armes à l’occasion de la grande kermesse commerciale des Jeux Olympiques. La marque au swoosh a ouvert, le 3 août 2007, son plus grand magasin implanté en Chine, avec pour invité d’honneur le coureur de 110 mètres haies Liu Xiang. Chinois évidemment, grand espoir de médaille d’or et véritable héros national. Nike clame avoir ouvert « un magasin étendard au cœur de Pékin, soulignant le leadership de la marque en Chine et une croissance forte et pérenne dans l’un des plus gros marchés de Nike, et sa présence toujours plus grande dans la vente d’articles de détails au sein de plus de 300 villes à travers le pays ». Charlie Denson, président de l’équipementier sportif, ne tarit pas d’éloges sur ce pays, « l’une des meilleures opportunités de croissance ». Le fait de « renforcer notre lien avec les consommateurs » laisse espérer des milliards de dollars de revenus et rien moins que le second marché de l’équipementier sportif, derrière celui des Etats-Unis. Quand les sportifs chinois monteront sur les podiums, nombre d’entre eux recevront leurs lauriers en … Nike, puisque la firme de l’Oregon sponsorise 22 des 28 fédérations olympiques de l’Empire du Milieu engagées aux Jeux. De là, à flatter l’orgueil national américain… il n’y a qu’un pas.

Ainsi Nike, la marque des Jordan (basket), Tiger Woods (golf) ou Ronaldo (football) a assuré son emprise sur les athlètes et sur le marché chinois du sport. A l’heure de l’économie de marché, le numéro un chinois, Li Ning, sponsor notamment des délégations olympiques suédoises et espagnoles, de l’équipe de basket-ball argentine ou des équipes chinoises de plongée, de tir, de gymnastique et de tennis de table, n’a pas eu son mot à dire. Ou si peu. Pas de favoritisme étatique, pas de chasse gardée sur les meilleurs athlètes nationaux. Tout juste cette marque a-t-elle trouvé les faveurs du pivot star américain Shaquille O’Neal. Malgré une personnalité drôle, enjouée, cette vedette est vieillissante (36 ans), passant plus de temps à l’infirmerie ou en salle de rééducation qu’à jouer sur les parquets. Second hiatus : les équipementiers n’ont jamais ferraillé pour avoir ce joueur en exclusivité dans leur écurie à l’instar d’un Michael Jordan hier ou d’un Kobe Bryant aujourd’hui. « Le Shaq »,- immense, 2,15 mètres, 150 kg -, joue sur ses qualités de puissance, peu sur son habileté. Le Chinois moyen est … moyen. Bref, Shaq ne permet pas aux adolescents de l’Empire céleste de s’identifier à son jeu. En termes marketing, il n’induit pas ce que les marques et le public attendent. Enfin, le joueur, qui n’a jamais vraiment manifesté d’enthousiasme pour la sélection US, ne sera pas à Pékin, ayant mis sa carrière internationale entre parenthèses depuis les Jeux d’Atlanta en 1996. Shaq vs Yao Ming : vedette américaine au rabais pour la marque chinoise, star chinoise internationale pour les géants de l’industrie américaine. Géants qui vampirisent toujours un peu plus les esprits et les envies des consommateurs chinois. Chine-EU : jeu asymétrique. Mais à sommes rondelettes. Ainsi va le monde, aujourd’hui. Ainsi sont distribuées les lignes de forces économiques entre Washington et Pékin. Ce qui ne présage rien de bon pour l’avenir. A moyen et long terme !

En l’état, la Chine reste « l’atelier du monde ». Les grandes multinationales américaines ou européennes demeurent les maîtres d’œuvre des dernières innovations technologiques. Malgré son ambition déclarée de vouloir être un acteur qui compte, de vouloir lancer une politique de conquête de l’espace, d’annexer toujours plus de territoires maritimes et de s’installer parmi les nations à la pointe du progrès, l’Empire du Milieu reste en retard. En panne. Au regard du progrès technique et social. La destruction des habitats traditionnels de Pékin pour bâtir des immeubles et des bureaux toujours plus innovants, symbole de modernité, ne font pas illusion. Les architectes de ces buildings dernier cri, viennent, pour la plupart, des quatre coins d’Occident. L’Orient n’est plus rouge, comme prédisait Mao, mais vert dollar. Les centrales nucléaires civiles, pour alimenter les besoins énergétiques colossaux de la Chine, viennent du français Areva, de l’américain Westinghouse ou du japonais Mitsubishi.

La Chine s’éveille, s’intègre. Mais ses velléités hégémoniques, le vœu de Deng Xiaoping de rattraper les Puissances mondiales en 2050, le message de puissance envoyé par Pékin 2008 ne doivent pas oublier que ce pays reste, au fond, un acteur intermittent parmi d’autres sur la scène internationale.

Alors, à l’aune de ce jugement, qu’en est-il de la rivalité stratégique USA-Chine ? Lord Palmerston, ancien Premier ministre britannique, avait souligné que son pays « n’avait ni rivaux ni amis éternels mais des intérêts perpétuels ». Ainsi ira, sans doute, le cours des choses. Où l’on jouera à se « faire la guerre » sur les terrains de basket, pendant que les contrats et investissements seront négociés, signés dans les loges du stade de Pékin aux Jeux Olympiques 2008.

Pas de « temps mort ». Pleins les « paniers » ! Rebond économique ! Passe-passe marketing ! Money time publicitaire.

Que la kermesse commence ! Vive la foire de Pékin ! Hourrah JO !

Benoît ANGELINI, GREASIE, Université de Paris-Nanterre angelinifamily@hotmail.com


Le Monde 3-4 février 2008: Communication : LG, Adidas et autres Coca-Cola misent gros sur les Jeux olympiques de Pékin (Le marché publicitaire chinois se classe au 3e rang mondial) & Les géants du Net américain ne sont pas leaders en Chine