Qui m’a amenée ici, le pays sans vent
Debout, seule entre deux rangées d’herbes immenses
En silence coule une rivière sous un ciel nostalgique
Et des fleurs mourantes
dans l’obscurité mythique de la nuit ?
Laissez-moi revenir à cette ville de souffrance
Où l'oiseau bleu a pris le grand voyage
Une étoile est tombée au fond de l'océan
L'amour n'est plus là quand arrive la pluie
Je brûlerai alors des milliers de lettres enflammées
J'oublierai les mots qui ont fait danser ma vie
J'oublierai même les noms des rues
Ayant perdu tout espoir d'un lendemain meilleur
Puis, de temps en temps je pleure
En écoutant mon cœur rappeler ses douleurs absentes
Tu es encore là, chaque fois que je ferme les yeux
Malgré les deux années qui ont passé depuis !
Comme j'ai peur… ces soirs d'Automne, ces feuilles jaunies
L'air scintillant d'une triste splendeur
Aussi fragiles qu'un parfum
Les souvenirs étalent des regrets sur terre
Demain je pars, vers le monde des lumières
Laissant derrière chaque pas les ombres feutrées
D'un soleil que j'ai aimé, tellement aimé
Jusqu'à faire de mon âme son propre feu.