La pauvreté de démocratie, qui a été désignée comme la
mère de toutes les pauvretés, est favorisée par le totalitarisme. Ainsi, tant
que ce dernier existe, la lutte pour le développement sera vaine et sans issue.
Or, dans les pays totalitaires, les obstacles à la démocratisation sont à la
fois les structures (bureaucratie, inégalité, injustice, etc.) et les
pratiques (corruption, répression des initiatives politiques et économiques),
favorisées par un pouvoir qui reste absolu. Par conséquent, la lutte pour le
dévelop-pement consiste en premier lieu à abolir ce pouvoir absolu, qui est à
l’origine de tous les maux, et à le remplacer par un État de droit et un
régime pluraliste, sans lesquels la démocratie n’est que lettre morte.
Cependant, parallèlement à cet objectif d’instaurer un État de droit où la
démocratie va permettre le développement du pays, il s’agit aussi de
préparer la population à pouvoir vivre cette démocratie, cette liberté,
sinon, ces valeurs sont comme un couteau à double tranchant, elles vont nuire
à celui qui ne sait pas s’en servir. Ainsi, il faut initier le peuple à des
institutions et à des pratiques démocratiques. C’est là que l’intervention
des ONG par le biais des projets de développement communautaire est pertinente.
Car, dans leurs actions, les ONG mettent toujours l’accent sur la démocratie,
la justice, l’égalité, la défense des droits, l’
Par ailleurs, les projets d’
Toutefois, quelle que soit l’approche de développement, un
bon facteur humain est crucial pour assurer le succès. Les ONG sont plus
proches de la communauté locale et connaissent mieux leurs capacités et leurs
besoins. Elles peuvent mettre en place des programmes éducatifs et des séances
de formation adéquats et ceux-ci constituent un élément important de l’